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 La salle d'attente: terrain d'observation idéal.

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Kasumi Aya
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MessageSujet: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Lun 19 Mai - 23:46

C'était une petite pièce, assez claire. Comme dans toutes les salles d'attente, en son centre trônaient une table basse et de nombreux magasines datant de l'âge de pierre. En page centrale de l'un d'eux, se trouvait même une publicité pour une nouvelle machine à laver... Mécanique! Ce qui n'empêchait pas les patients de feuilleter nerveusement les bouquins.

Nerveusement, mais pourquoi? Non, ils ne se trouvaient pas chez le dentiste, encore moins chez le podologue, l'urologue, l'orthophoniste, enfin tout ça quoi. Ils rendaient une petite visite à leur psy. Pas n'importe quel psy, c'était l'oncle d'Aya. Laquelle aimait particulièrement remplacer sa secrétaire et réceptionner les patients avec un sourire enjoué, les inviter à s'assoir et les observer à loisir.

Dans un coin se trouvait un énorme bureau en bois sombre. Sur celui-ci, quelques papiers en vrac, des cadavres de tablettes de chocolat, et un PC high-tech, payé par tonton Aku. Ah! Tonton Aku avait de quoi être fier d'elle. Elle créait des dossiers sur chacun des visiteurs; à l'intérieur, pas de considérations sur l'état psychologique des patients, mais bien des renseignements plus... profonds. Des tics, des manies, des faiblesses, des points forts, tout ce que le corps et les gestes pouvaient dire, que les chers et chétifs cobayes ne considéraient que comme de petites habitudes.

Et pourtant, ils en disaient long sur eux même, les innocents!
Aya commençait à s'ennuyer. Cela faisait maintenant trois heures qu'elle avait renvoyé la secrétaire chez elle, trois heures d'un calme tout à fait inhabituel, à vrai dire.
Sur les chaises, le long des murs au papier peint vieillot * tonton, on tient notre premier défi: refaire la tapisserie de cette foutue pièce! * , trois personnes somnolaient. Trois personnes bien banales en somme... Leur dossier ne contenait guère qu'une page. Ce n'étaient pas les candidats idéaux. Ils ne seraient en tout et pour tout que des pions. Une vieille dame aux cheveux à la propreté douteuse, un jeune dépressif qui s'était fait plaquer par sa fiancée pour son meilleur ami, et une femme sèche et droite, la quarantaine, qui n'arrivait apparemment pas à se décoincer sexuellement.

Serait-ce donc là sa seule distraction de la journée? Décidément, non.
"- Madame Hambster, veuillez vous asseoir en face de moi, je vous prie, dit Aya d'un ton froid et détaché en direction de la pauvre vieille dame, je voudrais revoir quelques éléments avec vous.
- Quelques... Eléments? "
Son visage avait nettement pâlit, et de près ses cheveux paraissaient encore plus sales maintenant qu'ils s'étaient dressés sur sa tête...
"- N'ayez crainte, il ne s'agit que d'une mise à jour et vérification de votre adresse, ajouta Aya, dans le cadre du transfert de nos dossiers sur informatique. Vérifions, je vous prie."


Et la vieille dame de se détendre dans un soupir qui aurait pu déplacer des montagnes. La jeune fille n'avait bien sur pas appelé Hambster sans raison à son bureau, et encore moins pour vérifier son adresse. Elle voulait juste observer. Elle pourrait ainsi compléter un tout petit peu ses dossiers! Les réactions des gens de la salle d'attente avaient été parlantes. En fait de rectifier les données à propos de la grabataire, elle ouvrit le dossier de la coincée et du largué pour y noter que la première s'était redressée, à l'écoute, et que le second avait manqué de fondre en larmes à l'évocation du mot " éléments" . Elle donnerait ça à son tonton ce soir, cela s'intéresserait surement!

Alors qu'elle tapait le dernier mot, elle fut ( enfin) interrompue. Aucun rendez-vous prévu après les trois qui patientaient déjà: un nouveau client passerait-il le pas de la porte?


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Jess Valentine

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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mar 20 Mai - 23:26

Sans même frapper, Jess entra dans la salle. Elle était exactement comme elle l'avait imaginé. Petite avec au centre, une table basse sur laquelle trônaient plusieurs magasines, sûrement datés du siècle précédent, comme dans toutes les salles d'attente.
Elle resta sur le seuil et observa les patients.

Le long d'un mur aux papiers peints douteux, étaient assises deux personnes. L'une était en pleurs, un jeune homme visiblement complètement dépressif, et l'autre était une femme à l'air coincée qui écoutait attentivement quelque chose. Jess porta son attention sur ce "quelque chose". Une vieille dame était assise devant un bureau en bois sombre, elle répondait par monosyllabes aux questions que lui posait la jeune fille assise en face, de l'autre côté du bureau. En entrant Jess avait croisé son regard. C'était le regard d'une petite fille prétentieuse, sûrement capricieuse, qui pensait que tout lui revenait de droit.
Le regard d'une petite fille qui savait qu'en se maquillant intelligemment elle pouvait faire croire qu'elle était comme les autres, innocente. Mais ses yeux noirs trahissaient pleins de malice et de perversité. Elle prenait un malin plaisir à observer les gens et cela se voyait à sa façon de la regarder. Enfin, c'était ainsi que Jess le percevait.

Jess avait beau n'avoir fait aucun mouvement, la gamine, qui devait mesurer 1m50 tout au plus, la dévisageait de la tête aux pieds, comme si elle cherchait un quelconque défaut, une quelconque manie. La jeune femme ne supportait pas cette façon irrespectueuse de la regarder. Quelque peu gênée, Jess alla s'assoir sur une chaise libre. Elle ne prit pas de journal. A quoi bon? Il n'y avait rien de récent dans ce tas.

Rapidement la jeune femme se sentit mal à l'aise, comme oppressée. Et pour cause, l'atmosphère de cette pièce était glauque, et tout le monde dans la pièce la dévisageait. Qu'est-ce qu'ils avaient? Elle avait l'air de débarquer d'une autre planète ou quoi? Comme ils pouvaient être agaçants! Mais venant s'ajouter à cela, la voix du psychologue était audible de là où elle était. Une voix calme et posée certes, mais qui ne répondait que par des "hum hum" à des questions qui ne nécessitaient pas de réponses.

Tout à coup, Jess se demanda ce qu'elle était venue faire ici. Tout d'abord, chez le psy, c'était au patient de parler et au docteur d'écouter. Mais elle ce qu'elle attendait c'était qu'on lui dise comment faire pour parler, justement. Ensuite, parce qu'après une longue étude détaillée des personnes présentes dans la salle d'attente, elle était arrivée à une conclusion : Ils étaient tous cinglés! Alors que faisait-elle là, à attendre son tour? Elle n'était pas cinglée, elle! Enfin si mais d'une manière différente, et puis elle en avait parfaitement conscience!
Sur ce, elle se leva et marcha d'un pas vif jusqu'à la porte. Elle posa sa main sur la poignée.
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Kasumi Aya
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mer 21 Mai - 21:05

Aya n'en croyait pas ses oreilles. Quel culot! Ouvrir la porte de la salle d'attente bruyamment, provoquant ainsi sursaut et sanglots de la part du déprimé et croisement de jambes agacé de celle de la coincée, un hoquet de surprise de Miss Hambster... Enfin, voilà qui égayait la journée d'Aya!

Elle détailla la femme élancée qui venait d'entrer. Mon dieu, cette jupe!
Si tonton me voyait porter ça, se dit-elle, il ne me laisserait pas franchir le pas de la porte ni même sortir de ma chambre!
Elle s'attarda sur le visage de la nouvelle, celui-ci portait un air plein de dédain et de mépris. A tous les coups, elle se demandait ce qu'elle faisait là. Tous les clients se le demandaient bien un jour où l'autre, n'est ce pas?

C'était décidé: Aya allait expédier le cas de la vieille dame en la remerciant d'un ton glacial, et s'occuper de l'impertinente qui regardait avec dégout les murs et les magasines.
Au moment où elle renvoyait la femme s'assoir, l'intruse bondit avec l'agilité d'un chat vers la porte. Par réflexe, la vive Aya se leva, hurlant un magnifique



" ATTENDEZ!"





Le temps paru suspendu.
Mais pas pour longtemps: Aya, qui n'était pourtant d'habitude pas si maladroite, avait commis une grave erreur. Sa chaise à roulettes était posée sur l'ourlet défait, ou plutôt en attente de réalisation de sa robe.
Une seconde, deux secondes de flottement, et ce qui devait arriver arriva. Dans sa précipitation, la jeune écervelée s'avança un peu, la chaise se souleva brusquement et tomba en arrière.

Mais vous pensez bien que la chaise ne tomba pas seule. Elle était grande, lourde, confortable... surtout lourde à ce moment, en fait: alors qu'elle voulait la rattraper, celle qui apportait tellement d'importance à son apparence et à sa relative prestance fut entrainée dans la chute.

Pas sonnée pour autant, elle se releva, épousseta sa robe, pesta une bonne fois pour toutes contre cet ourlet - elle détestait faire les ourlets!- et leva les yeux vers celle qu'elle avait tenté de retenir. Le silence s'était fait dans la salle, même le jeune homme avait cessé de renifler. Fixant la jeune femme droit dans les yeux, et pensant en même temps que personne ne lui avait demandé comment elle allait ni n'avait esquissé le moindre geste, en vue de lui porter secours.


" Vous êtes bien entrée ici pour une raison. Ne vous enfuyez donc pas si vite, mademoiselle." dit-elle de sa surprenante voix calme. Elle lui tendit le formulaire qu'elle venait d'imprimer.
Comme elle ne lui répondait pas, elle ajouta:
"Vous n'avez pas l'air très loquace, je vous prie donc de nous communiquer vos renseignements sur papier.
Cela ne prendra guère plus de dix minutes, et soyez assurée que nous sommes très compétents."


Aya termina de ramasser la traitresse de chaise et ramassa Mü, qui s'était affalée dans le tiroir. Hambster prit un air catastrophé en découvrant l'animal, mais Aya l'ignora et invita sa nouvelle connaissance à s'assoir.
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Jess Valentine

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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mer 21 Mai - 23:15

Jess était sur le point de sortir de la pièce quand elle entendit hurler :
"ATTENDEZ!".
Elle se retourna pour découvrir qui avait osé l'interpeller et faillit rire quand elle vit la gamine qui s'écroulait sous le poids de sa chaise. Personne ne s'était levé pour lui donner un coup de main. La situation en était d'autant plus drôle, mais la petite n'était nullement gênée, au contraire, elle s'était relevée, avait épousseté sa robe et lui avait adressé la parole :
" Vous êtes bien entrée ici pour une raison. Ne vous enfuyez donc pas si vite, mademoiselle." Interloquée, Jess n'avait pas eu le temps de réagir avant qu'elle ne lui tende un formulaire et que ne vienne la suite : "Vous n'avez pas l'air très loquace, je vous prie donc de nous communiquer vos renseignements sur papier.
Cela ne prendra guère plus de dix minutes, et soyez assurée que nous sommes très compétents."
Attendez... c'était une blague là! La gamine lui avait adressé la parole?! Mais pour qui elle se prenait celle-là?

Ignorant la rage en elle qui ne demandait qu'à être exprimée, Jess arracha le formulaire de la main de la petite. Elle feignit ne pas avoir vu son invitation à s'assoir et resta debout près du bureau.
Ses yeux jusqu'à présent ancrés dans ceux de la petite prétentieuse, glissèrent sur le papier qu'elle tenait.
"Nom, Prénom, État civil, Adresse, Age, Date de naissance, État de santé, Métier, Marié(e), Nombre d'enfants, Nombre de frères et sœurs, Toc particulier, Phobie, Activité préférée, film préféré, musique préférée .." et la liste était longue.
10 Minutes?? Elle mettrait des heures à remplir ce truc! Elle était sensée venir ici voir un psy non? Alors pourquoi cet interrogatoire de fou?

Elle était allé en voir un sacré nombres de psychologues dans sa vie, et jamais on lui avait demandé de remplir de formulaire comme celui-ci. En quoi savoir quelle était sa musique ou son film préférés allait les aider à .. l'aider. La situation prenait une étrange tournure. Malheureusement pour elle, Jess était curieuse. Que se cachait-il derrière ce formulaire et les yeux diaboliques de la petite peste?

Elle ne pouvait pas laisser une occasion pareille pour s'amuser lui filer entre les doigts. En cherchant la gamine du regard, elle attrapa un crayon et commença à remplir le papier qu'on lui avait donné. Quand elle le croisa, elle sourit. Qui lui avait demandé de mettre les bonnes informations sur le formulaire?
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Jeu 22 Mai - 19:43

Enfin ! Enfin !
C’était le grand jour ! Ce jour qu’il attendait chaque semaine, celui où il avait à chaque fois l’autorisation de partir de son travail- un travail qu’il aimait bien par moment sauf quand il devait faire plein de commandes de plat rapidement parce qu’il aimait bien perfectionner, rendre les plats exotiques avec l’épice qu’il fallait au bon endroit- plus tôt pour enfin- parce qu’il l’attendait toujours avec impatience, ce jour, il le rêvait même- aller dans son endroit préféré, son endroit favori, celui qu’il ne quitterait pas s’il le pouvait, le cabinet du psychologue de Mr Kimitsu Aku.
C’était le grand jour ! Il allait enfin retrouver l’apparence dégradée du papier peint affreux qui tapissait les murs et qu’il était réellement temps de changer. Il allait enfin retrouver cette salle d’attente sordide où il était le seul à avoir une frustration non pas d’impatience psychologique mais plutôt une frustration d’impatience obsessionnelle !

Le jeune homme sautillait frénétiquement sur le chemin qui le conduisait droit vers la demeure du psychologue et de sa nièce, la capricieuse et délicieuse Aya. Il ne pouvait vraiment pas s’empêcher de siffloter et de chanter, la cigarette roulée au bout des lèvres légèrement consommée un air assez connu des amateurs de hard rock :
”There’s a lady who’s sure all that glitters is gold… And she’s buying a stairway to heaven...”

Il se sentait léger, il avait pris sa dose de drogue récemment, il y a peine 20 heures et il n’était plus dans un trip planant. On pouvait encore apercevoir sur le pli de son coude la marque d’une seringue enfoncée. Et en plus, il montrait ça à tout le monde et s’en fichait totalement.
En même temps, le jeune homme était habillé d’une manière assez provocante pour les gens qui l’entouraient. Il avait ses cheveux détachés à l’habitude qui flottaient à chaque fois qu’il faisait un pas bondissant, de grandes lunettes sombres sur le nez avec des verres énormes où l’on pourrait entrer sans gène un point fermé dans la structure. Un casque était posé autour de son cou où se diffusait avec un son puissant la chanson mythique des Led Zeppelin,gigotant joyeusement à chaque fois que son bassin avançait une jambe. Son visage très fin était imberbe de tout poil, esquissant le sourire légendaire de Baïka. Son corps était recouvert d'un espèce de T-shirt déchiré avec des impressions de texte dans tous les sens. Des manches étaient rattachées par des morceaux de ceintures cousus sur les débuts de manche du T-shirt, le tout dans la même couleur, un blanc cassé. Les manches et le haut lui étaient très léger, ils virevoltaient et laissaient voir son nombril. Son pantalon était noir et moulant, en cuir avec de nombreuses poches serrées où l'on ne pouvait rien mettre dedans à part un paquet de cigarette chiffonné. Ses chaussures étaient assez hautes, lui donnant encore plus une taille fine.

Tout le monde le fixait d'un drôle de regard, les garçons "la" trouvaient belle, les filles avaient un goût partagé, reconnaissant parfois l'apparence d'un homme face à elles.
Et au bout d'un moment, il arriva aux portes de la demeure, écrasant sa cigarette et la déposant dans un paquet de clopes vide pour ne pas tâcher ou polluer le sol entourant le divin cloître.
Baïka déposa une main sur son torse, soupirant longuement avec un petit sourire, enlevant ses lunettes et les déposant sur le rebord de son haut puis arrêtant sa musique.

C'est alors qu'il frappa comme à son habitude- quatre coups d'affilés, trois puis un- puis il pressa la poignée et poussa la porte qui ne symbolisait que la grande antichambre qui le reliait à son dieu. Trois personnes de quatre de la salle d'attente venaient de sursauter de nervosité en l'apercevant.
Il esquissa un grand sourire amusé et en regardant la jeune demoiselle derrière le bureau, il lui fit un mouvement de main et l'apostropha:
"Oh Aya, tu es toujours aussi ravissante en secrétaire ! Comment vas-tu ?"

Le jeune garçon était d'une beauté éblouissante, avec des yeux d'un bleu extrêmement clair comme l'horizon d'un plage sereine ceux-ci rivés dans ceux de la belle Kasumi.
Il connaissait la jeune fille, c'était un grand habitué de ce cabinet vu qu'il y venait quasiment chaque semaines. Il s'approcha d'elle, s'accoudant au rebord.
"Tu ne t'ennuie pas à jouer les standardistes ?"
Baïka garda son sourire légendaire arboré fièrement sur ses lèvres, regardant avec rapidité les personnes qui étaient assises dans la salle. Il y en avait trois qui attendaient et une qui remplissait un questionnaire. Les trois qui stressaient, il les avait déjà vu ultérieurement, ils avaient des problèmes basiques mais qui méritaient quand même un léger suivi. Quant à l'autre, il n'arrivait pas à cerner mais elle émanait une bonne dose de nervosité dans ses gestes.

Puis il se tourna vers la jeune fille, toujours souriant.
"Monsieur Aku est en consultation avec qui ?"
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Kasumi Aya
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Jeu 22 Mai - 21:41

Alors qu'elle surveillait la jeune femme qui venait de s'assoir loin d'elle avec cet air provoquant, si désagréable sur le visage, Aya perçu le bruit qu'elle redoutait tant: un importun qui venait régulièrement rendre visite à son oncle; trois coups puis un, telle était sa signature.



Il n'attendait cependant aucune réponse de sa part, comme à l'accoutumée. Il entra de façon théâtrale dans la pièce. Baïka, car tel était son nom, était un jeune homme sûr de lui - que pensait-elle, imbu de lui même plutôt!- il était charmeur, ainsi lorsque la jeune fille glissa un discret coup d'œil à la femme aigrie, elle put remarquer que son air s'était détendu, éclairé.

Elle ne connaissait vraisemblablement pas Baïka, sinon sa réaction aurait été un peu moins joyeuse: Avec son assurance habituelle, le jeune homme s'approcha après lui avoir lancé un retentissant
"Oh Aya, tu es toujours aussi ravissante en secrétaire ! Comment vas-tu ?" qui n'attendait pas plus de réponse que ses trois coups à la porte, puis son habituel "Tu ne t'ennuie pas à jouer les standardistes ?" tandis qu'il s'accoudait de façon nonchalante à son cher bureau. Réfrénant l'envie d'assommer le nouveau venu avec le dictionnaire médical qui se trouvait à ses pieds, Aya garda le silence, préférant l'observer que de lui donner un quelconque espoir de passer avant les autres clients pour voir Aku.

Le regard du jeune homme s'était arrêté sur la jeune fille qui remplissait fébrilement son formulaire. Aya se concentra pour réussir à distinguer un peu plus nettement les lettres de l'inconnue. Ce ne fut pas compliqué, la pièce était exigüe et très claire. Mes nombreux jobs ne m'ont pas été inutiles, pensa-t-elle, depuis qu'elle avait été assistante de ce jeune prof de graphologie cet été, ses capacités d'analyses avaient été bien améliorées. En effet, elle percevait une certaine hésitation dans l'écriture de la jeune femme une fois passé le cap du nom et du prénom: Aya douta de la sincérité des autres renseignements et se concentra sur l'identité de sa mystérieuse visiteuse: Jess Valentine.

Ce que Jess ne savait pas, c'est que même la façon dont on ment en apprend beaucoup sur nous.
Elle le découvrirait bien assez vite lors de son entretien avec le psychologue de génie qu'était son oncle, songea Aya.

La petite capricieuse sursauta à la question pourtant attendue de Baïka.


"Monsieur Aku est en consultation avec qui ?"


Il avait gardé son sourire, mais une pointe de jalousie pointait sous son air détendu. Amusée, Aya lui lança avec une moue moqueuse:

" Avec une charmante jeune femme que je n'avais jamais vue avant. Il a en tous cas eu l'air enchanté de faire sa connaissance. Ca fait un moment qu'ils y sont, maintenant. Mme Hambster, préparez-vous à y aller, Dit-elle en s'adressant à sa pauvre victime. Monsieur Kasumi se prépare en ce moment même à vous recevoir."

Puis, s'adressant de nouveau à Baïka :
" Tu sais, Tonton ne mettra pas un pied en dehors de son bureau, et tu n'as pas pris de rendez-vous. Tu devras attendre la fin de ses entretiens d'aujourd'hui pour voir s'il peut te prendre!"

Elle conclut en s'asseyant dans son fauteuil, avec son ton angélique:
" Mademoiselle Valentine, prenez votre temps pour remplir le formulaire. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à me le demander!"
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Jess Valentine

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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Jeu 22 Mai - 23:04

Jess s'assit loin du bureau pour remplir son formulaire. Les deux premières lignes n'étaient pas très dures à remplir, elle décida d'y mettre la strict vérité : Nom:Valentine, Prénom:Jess. Pour le reste ce fut plus difficile, si elle mettait ce qu'elle était vraiment, ce serait le médecin qui pourrait jouer avec elle et non le contraire. Il fallait qu'elle soigne impeccablement ses mensonges. Qu’ils aient l’air vrais.

Mais elle fut déconcentrée quand un autre attardé entra en trombe dans la pièce. Il avait bizarrement frappé à la porte avant d’entrer et à peine avait-il était sur le seuil qu’il avait complimenté la gamine derrière son bureau.
"Oh Aya, tu es toujours aussi ravissante en secrétaire ! Comment vas-tu ?"
La petite n’avait même pas daigné répondre. Elle devait avoir l’habitude, ce qui signifiait qu’il venait souvent. Son impression était donc juste : c’était un attardé.

Jess leva les yeux. Il était plutôt pas mal pour un cinglé...Mais le problème était là. : il était cinglé! Elle retourna à son formulaire. Elle entendait vaguement ce que le jeune homme, qui venait d'entrer, disait à la secrétaire mais elle n'y fit pas attention. Elle était bien trop concentrée pour trouver quoi mettre sur ce foutu formulaire! Mais, il y avait un hic, elle était beaucoup trop concentrée. De ce fait elle écrivait trop lentement et de façon trop hésitante. De plus elle pouvait sentir le regard de la gamine posé sur sa feuille. Observait-elle ce qu'elle écrivait? Voyait-elle qu'elle était hésitante?
Pourquoi Jess stressait-elle à ce point à l'idée qu'une gamine la regarde écrire?!
Mais comme si cela ne suffisait pas l’autre fou l’examinait lui aussi. Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à la regardé ? Elle avait un problème quelque part ?

Jess en eu plus qu'assez! Elle voulait bien s'amuser mais si c'était pour subir une quelconque pression et des regards insupportables, ce n'était pas la peine!
Alors qu'elle n'avait rempli que les rubriques "nom, prénom, et métier" Elle se leva brutalement et jeta le formulaire dans la corbeille à coté du bureau.
Voilà qu'elle se sentait déjà mieux. Sa respiration ralentie et elle retrouva son calme intérieur.

Elle regarda de nouveau le jeune homme qui attendait son tour, accoudé au bureau. son regard plongea dans le sien. Il avait les yeux d'un bleu tel que Jess n'en avait jamais vu. Malgré le fait qu'il était cinglé, elle du reconnaître qu'il était vraiment beau.
Sentant que si elle restait perdue dans ce regard une seconde de plus elle ne pourrait plus retrouver le chemin de la sortie elle tourna la tête, furieuse d'avoir du baisser les yeux la première.

Son regard glissa vers la gamine. Celle-ci paraissait troublé par son précédent geste. Ainsi elle ne s’attendait pas à ce qu’elle réagisse comme ça ? Bien. Jess aimait surprendre les gens. Après avoir salué les deux jeunes gens près du bureau, elle se dirigea vers la porte dans l’intention de quitter la pièce.
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Kimitsu Aku
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Ven 23 Mai - 1:10



Aku avait dormi exactement deux heures et dix minutes, il n'avait pas vérifié les secondes estimant que cela n'avait que très peu d'importance. Le jeune homme constatait qu'il ne dormait pas assez ces derniers temps, ce qui n'était vraiment pas une bonne chose, sa pauvre santé ! Il devait en prendre soin et surtout que se passerait il s'il venait à être malade ? Rien, ce ne serait pas la fin du monde, il fallait qu'il cesse de se prendre pour l'être le plus important de cette planète il n'était pas le nombril de l'univers, il le savait pourtant l'idée n'en était pas moins alléchante. Être un dieu, quel être humain n'y avait jamais songé un peu plus que de manière délirante, être un dieu, tout le monde en rêvait…Il ne faisait sûrement pas exception et Sudden-Game d'une certaine manière lui faisait réaliser une partie de ce fantasme impossible.

Le psychologue avait passé un début de matinée tranquille, il s'était réveillé, préparé, mangé, reposé puis il était parti se loger dans son bureau à dépouiller quelques dossiers si gentiment entretenus par sa dear nièce. Elle était si mignonne ! Si studieuse ! Vraiment, que ferait il sans elle ? Plus de bêtises….Le jeune homme laissa tomber tout un dossier dans une poubelle, ce qu'il venait de lire était affreusement ennuyant. Une personne aussi vide que son dossier, il la connaissait bien pour l'avoir suivi pendant plus de deux ans et il était soulagé d'avoir réussi à la filer à un autre psychologue et puis l'excuse….Il ne revenait pas d'avoir pu prononcer de telles paroles "Ma chère, je suis navré mais je crains que ce ne soit notre dernier entretient. Je vous ai inscrite auprès d'un de mes amis ne pouvant plus vous suivre au risque de perdre le contrôle de moi-même…." Ect…etc… Vraiment, quelle excuse débile ! Mais c'était passé comme une lettre à la poste. Les gens…Il ne préféra pas poursuivre sa pensée, décidant qu'il était trop tôt le matin pour dire des méchancetés.

Le regard de sir Aku glissa sur l'horloge qui se trouvait accroché au mur, face au bureau, son premier rendez vous devrait arrivé dans une demi heure, il avait donc vingt cinq minutes pour effectuer quelque chose de très important. Il se leva calmement, rangeant la chaise sous le bureau et empilant quelques derniers dossiers pour que le bureau soit propre et dégagé puis il se déplaça d'un pas lent vers le centre de la pièce. La cane qu'il avait en main fut déposée dans un porte parapluie, et son chapeau reposa sur le pommeau de la cane. Aku balaya rapidement la pièce du regard avant de baisser la tête vers le sol et de soupire profondément.

*C'est bon….*

Le jeune homme releva la tête, dans ses yeux brillaient une nouvelle expression, celle de la joie et de la naïveté. Il bondit sans aucune grâce vers le fauteuil qui se transforma non plus en un lieu de lamentation mais en un lieu de divertissement. Le divan qui ne servait qu'aux clients comme coin détente devint un véritable trampoline pour l'enfant qui venait de prendre la surface. Il sauta pendant un long moment sur toute la longueur et se cassa la figure à maintes reprises. Son bras incontrôlé se lança en arrière et bouscula un pauvre vase qui vola un mètre plus loin et se brisa en mille morceaux dans un magnifique bruit de verre. Le gamin regarda un instant avec un air désolé avant de recommencer à sauter sur le canapé comme si de rien n'était. Il passa bien dix minutes à faire le tour de la salle, à courir, à crier, à sautiller, à faire s'amuser comme bon lui semblait avant de s'immobiliser et de regarder les alentours. Aku porta son index à sa bouche, il suça le bout de son doigt, et son regard prit un air tout à fait innocent, comme s'il était un enfant entrain de se faire réprimander, ce qui était le cas.

La partie fort sérieuse d'Aku engueulait l'imbécile heureux d'avoir fait tant de dégâts dans son bureau. Déjà que ce n'était pas une salle de jeu, il aurait pu au moins faire attention. L'enfant eut le droit à toute une leçon si bien qu'il alla se terrer au fond de l'esprit partagé et n'avait plus l'intention de remonter à la surface avant un petit moment. La face noire, la face sérieuse reprit le dessus, un long soupire prononcé et il regarda autours de lui. Maintenant qu'il était débarrassé de la face 'blanche' il allait pouvoir être tranquille pendant un moment, du moins c'est-ce qu'il pensait car comme tous les enfants, c'était un capricieux de première, alors il pouvait revenir à tout instant.

Aku se dépêcha de ranger la pièce, chose qu'il n'appréciait pas particulièrement faire puis il s'empara de son chapeau et de sa canne. Le chapeau alla se poser sur le porte manteau dans un magnifique lancé et la cane lui resta en main, il se redressa correctement et se dirigea vers la porte. Aya était là, au bureau de la secrétaire, apparemment c'était elle qui s'assurait du service aujourd'hui, tant mieux, ainsi elle pourrait indiquer que le médecin ne prendrait plus personne à partir de trois heures. Aujourd'hui c'était un mercredi, un jour où il travaillait particulièrement tard mais pour une fois il allait quitter le bureau plus tôt, il avait quelque chose à faire cet après midi et il n'avait pas intérêt d'être en retard. Le boulot après le boulot, où était passé le temps du repos ?

Le temps passa, les clients aussi, deux exactement mais deux patients qui l'avaient ennuyé au plus haut point, il espérait que les autres seraient plus intéressant. Il était onze heure et demi, il était avec son troisième patient, ce dernier était tout aussi inintéressant que les deux précédents à son grand regret et le pire, il en avait encore pour une demi heure avant de pouvoir s'occuper du patient suivant, Mme Hambster, une vielle qui venait plutôt régulièrement mais qui arrivait en fin de terme, bientôt il allait pouvoir se débarrasser d'elle et peut être la faire remplacer par une créature plus belle et plus divertissante.

Aku comptait tranquillement les secondes, écoutant ce que lui disait son clients puis lorsque ce dernier lui annonça que la séance était terminé le psychologue se leva, serra la main du jeune homme et lui montra la porte extérieure avant de se diriger vers la salle d'attente. Normalement il n'aurait pas du sortir de toute la journée du bureau mais il ne se souvenait plus de ceux qui devaient suivre alors c'était une occasion de jeter un coup d'œil. Le jeune homme se dirigea vers la porte et sans un bruit sorti. Il regarda les alentours, il avait l'impression qu'il se passait quelque chose d'important. Son regard se posa sur la demoiselle qu'il n'avait jusque là jamais vu puis sur les deux habitués et enfin sur l'énergumène qui lui servait aussi de pantin durant un jeu. Alors il était là lui, aujourd'hui ? Avait il rendez vous ? Il ne se souvenait pas de l'avoir vu sur sa liste de client pour ce jour là…Aku détourna la tête pour se concentrer sur sa magnifique nièce.

"Bonjour ma chérie. Je constate qu'il y a une erreur sur le programme aujourd'hui…Messieurs, Dames pour des raisons de santé, je suis dans l'obligation d'arrêter toutes consultations aujourd'hui. Je suis navré de votre vaine attente, je pensais que la secrétaire s'était chargée d'annuler mes rendez vous de l'après midi. *Comment se fait il qu'ils soient tous aussi en avance?* Je suis sincèrement désolé de constater son incompétence, veuillez revenir demain, je me chargerais de vous et bien évidemment je me ferais pardonner en vous offrant la consultation accompagnée d'un thé. Partez maintenant je vous prie, et sachez pardonnez mon erreur."

Aku s'inclina bien bas en guise d'une demande de pardon puis il se redressa, une main posé sur le haut de son torse qu'il frotta légèrement comme s'il se sentait mal, il toussota un peu et regarda les clients s'en aller avec une mine qui en disait long mais qui en même temps le pardonnait. Apparemment il avait réussit à faire porter leur colère sur la secrétaire. Il sourit intérieurement avant de se tourner vers Baïka et de lui faire signe de rester puis il s'approcha de l'inconnue, se plantant face à elle.

"Vous restez. Une nouvelle patiente se doit d'être accueillit proprement." Il lança un rapide coup d'œil à la fiche qui se trouvait dans la corbeille. "Mademoiselle Valentine…"Son regard alla se plonger dans celui de la demoiselle en question, il se rapprochait petit à petit d'elle puis lui saisit la main et se courba pour la baiser. "Ce n'est guère aimable de votre part de jeter si sauvagement un formulaire si gentiment proposé. Quelle erreur aurais je commis pour que vous refusiez de me voir avant même de me connaître ? Vous aurait-on forcé à venir ici ? J'en doute, vous semblez indépendante et au-delà des simples consignes...Me tromperais je ?"

Il marqua une pause, tourna son regard vers Aya puis esquissa un sourire charmeur avant de regarder de nouveau Jess. "Peut être est-ce ma peste de nièce qui vous a causé du tord ? Aaaah mademoiselle" Il attrapa un jeu de formulaire sur le bureau du secrétariat qu'il tendit à l'étrangère. "Veuillez prendre ce formulaire avec vous. Aujourd'hui ne semble pas le bon jour ni pour vous ni pour moi pour une consultation. Complétez ces papiers, si vous le désirez, et revenez me voir, ne serait ce qu'une fois. Donnez moi au moins une petite chance de vous aidez, une seule petite chance et si cela vous déplait, rien ne vous obligera à revenir."

Aku marqua une pause puis s'inclina pour la saluer et se détourna. Il ne lui laissa pas une chance de répondre mais si elle avait quelque chose à dire ou à faire, elle pouvait toujours le rattraper. Après tout, il n'était pas encore retourner dans son bureau. Il se tourna vers Baïka, le regarda puis dit simplement, neutrement, bêtement :

"Je dois te parler Baïka."

Il fit volte face et s'inclina à nouveau vers Jess pour lui dire "Enchanté d'avoir fait votre connaissance, j'espère réellement vous revoir.
Il se dirigea vers son bureau, invitant Balmung à y pénétrer.
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Ven 23 Mai - 13:41

Le garçon était légèrement intrigué par la nervosité de la jeune femme qui s'était installé juste avant lui dans la salle d'attente. Il n'avait jamais eu l'occasion de la voir auparavant. Elle était plutôt mignonne comme jeune fille avec un style un peu provocateur. C'était un peu comme s'il se voyait dans le genre de fringues mais en beaucoup moins extraverti. Ce n'était pas un manque de goût, bien sur, de toute façon, qui pouvait essayer de déterminer ce qu'était un manque de goût ?
Il esquissa un sourire, se demandant ce qu'elle allait faire de ce questionnaire. La voyant en train de s'énerver contre la feuille de papier, elle n'allait pas tarder à péter un fusible et à soit casser le crayon qui s'agitait le long de ses phalanges, soit à le balancer.

Tandis qu'il observait avec un air amusé la demoiselle inconnue, il conversait avec Aya mais elle, toujours aussi méchante avec lui, lui balançait des piques parce qu'elle était la nièce du psychologue. C'était triste, il n'aimait pas se faire rembarrer par elle. Déjà parce qu'il ne supportait pas que des gamins commencent à se la péter parce qu'ils avaient quelque chose en plus que les autres et il n'aimait pas ça parce que même derrière le crâneur mythomane, sadique, psychopathe, drogué qu'était Baïka, il l'aimait bien. Il aurait bien voulu la connaitre un peu mieux pour pouvoir dialoguer un peu avec elle, se détendre, s'amuser et lui faire découvrir des trucs. Tant pis si elle était une vraie casse pied !
Le jaloux l'écouta avouer après qu'elle lui ait balancé de nombreux vents juste accompagnés par des sourires mesquins et méchants que le psychologue de ses rêves étaient en conversation avec un canon de beauté. Baïka esquissa un sourire amusé par la situation.
*M'en fous, quoi qu'il advienne, ce bellâtre sera mien !*
Mais le jeune garçon fit la moue, déposant son sac à côté d'une chaise qui contenait la plupart de ses documents importants, son casque quand il le rangeait, des pommes vertes et rouges, une cartouche de cigarettes et dans la doublure, il y avait parfois de la poudre blanche.
Il s'assit donc en soupirant, regardant la jeune fille avec des yeux tristes et un air abattu qui avait l'air terriblement vrai.
"Mais pourquoi es-tu toujours aussi méchante avec moi, Aya ?" Il fouilla dans son sac et en sortit une grande tablette de chocolat supérieur- d'ailleurs, il en avait quatre ou cinq dans son sac-, celle que l'on trouvait chez les particuliers qui s'y connaissaient.
"Et moi qui voulais te filer du chocolat.."

Ca faisait bien un moment qu'il connaissait son point faible, le chocolat. Ca lui était déjà arrivé de déposer des tablettes de chocolat par-ci par-là dans la salle d'attente assez visible pour que la jeune standardiste puisse les apercevoir.
Ses yeux bleus regardaient avec curiosité ce que l'étrangère faisait. Il aimait bien voir de nouvelles personnes parce qu'il commençait à en avoir marre d'apercevoir les mêmes têtes alors qu'ils n'avaient que des problèmes secondaires. Baïka se devait de venir parce qu'il était indiqué dans son casier judiciaire et dans son carnet de santé qu'il devait entretenir un suivi psychologique très long. En même temps, c'était vrai qu'il avait de gros problèmes de dépendance à la drogue, de mythomanie et de maintien de soi. Mais les gens avaient décrété qu'il était apte à sortir.
*Pffff, j'aurai dû passer par l'autre porte quand je suis sorti la semaine dernière pour reprendre un rendez-vous...*
Il continuait à la fixer, croquant dans la tablette provoquant une légère perturbation du silence. Soudain, la demoiselle se dressa, jetant le dossier dans la poubelle. C'était prévisible.
Mais ce qui n'était pas prévisible était le fiat que le psychologue sorte de sa chambre de psy pour demander à ce que tout le monde sorte vu qu'il se sentait mal. Ca, c'était pas de chance, jusqu'à ce qu'il vit un geste de sa part lui disant de rester, lui.
Baïka esquissa son sourire légendaire.

C'est alors qu'il se présenta à la jeune fille, lui donnant un formulaire et un baise main !
L'accro ne montra aucun signe de jalousie, gardant un chaudron bouillant dans ses entrailles pour lui tout seul. Il ne voulait rien montrer et il réussissait parfaitement, croquant dans sa tablette pour la finir. Il se redressa, prenant son sac sur une épaule et adressant un regard à Aya.
Dieu termina avec la jeune illuminée et se tourna vers Baïka, lui disant d'une manière particulièrement neutre qu'il avait à lui parler. Ca ne lui fit ni chaud ni froid, amusé parce qu'il y avait de la résistance. Puis le garçon suivit le jeune homme, pénétrant dans le bureau, déposant rapidement les tablettes de chocolat qu'il avait sur le rebord du standard.
Enfin, il allait encore dans la salle qu'il adorait, ce petit monde, cet endroit qu'il appréciait, dont il ne voulait pas sortir, qu'il appréciait presque plus que le sudden-game. Une fois dedans, il déposa son sac sur le sol, un sourire esquissé montrant sa gaieté intérieure car il n'y avait qu'ici qu'il se montrait réellement. Il regarda son idéal, lui demandant tout en s'étirant:
"Qu'avez-vous à me dire, Mr Aku ?"
Car il ne le tutoyait pas et ne l'appelait pas par son prénom sauf en mettant un Mr devant...
Qu'avait-il à lui dire ?
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Kasumi Aya
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Ven 23 Mai - 20:37

Aya fit un effort considérable pour ne pas se jeter avidement sur le chocolat que lui avait présenté Baïka. Après tout, ce petit jeu avait assez duré, peut être pouvait-elle s'adoucir un petit peu également! Juste un tout petit peu, juste pour un carré... Cela faisait depuis ce matin, ce matin qu'elle n'avait pas senti la délicieuse texture fondre sur son palais... Mais elle savait bien qu'au final, la tablette entière disparaitrait, et avec elle toute sa crédibilité.

Mais, enfin, du chocolat supérieur quand même! Quel gachi ce serait si... Aya fut coupée dans son élan de pensées très philosophiques à propos des bienfaits du chocolat sur la solitude d'une gamine qui jouait à la peste - elle ne pensait bien évidemment à personne en particulier!- par son cher oncle qui avait surgi dans la salle d'attente.
Oh-Oh.
Mauvais signe.
Aya se rappela avoir renvoyé la secrétaire chez elle sans prendre ni les messages, ni l'emploi du temps d'Aku. Ben, oui! Après tout, il restait toujours enfermé dans son bureau jusqu'à pas d'heure!
Ce n'est pas pour autant que les paroles de son seul parent surprirent la jeune fille. Enfin, ça ne l'empecherait pas de passer un savon à cette incapable! Le téléphone, ça servait à quelque chose, bon sang!

Lorsque son oncle tentait de charmer la nouvelle venue, Aya se concentra sur la multitude d'expressions qui passaient sur le visage de ce cher Baïka. Elle avait beau dire, il était non seulement attirant, mais également attachant, le bougre! Si elle n'avait pas eu Mü, peut-être aurait-elle pensé au jeune homme pour remplacer son animal de compagnie. Il devait être bien plus intelligent, en plus! Vagabondant dans son esprit, elle entendit à peine la phrase fatale d'Aku: il allait recevoir Baïka. Alors qu'elle s'était donné tant de mal à convaincre Jess Valentine de rester, il allait s'entretenir en privé avec lui.

Cependant, le ton sur lequel était proposée la rencontre ne prêtait à aucune confusion: Ce rendez-vous serait purement formel. Le dossier de Baïka était complet, il débordait même. Aya avait même songé à faire installer une nouvelle étagère spécialement pour le pot de colle. Se personnalité était très complexe. Et elle pensait y mettre, au final, tout à coté, celui de miss Valentine, qui avait l'air tout aussi... Tordue. Pas dans le mauvais sens, hein, loin de là. La gamine adorait les gens tordus.

Elle suivit machinalement Aku et son visiteur importun dans le bureau. Objectif: tablettes de chocolat. Alors que la porte se fermait, la petite perçu encore la présence de l'étrange femme au formulaire derrière elle. Elle se retourna: rien. Se pourrait-il que son intuition lui ait fait défaut, cette fois-ci?

Mue dans un profond silence, elle s'approcha de Baïka alors qu'il s'asseyait au coin du divan. Comme pour une consultation banale. Mais au fond de lui, surement sentait-il que sa vie allait changer à partir de cet instant même. Quoiqu'il en soit, cela ne passait qu'au second plan pour elle. Au premier, qu'on se le dise: CHOCOLAT. Dans un grand plissement de tissu, elle se posta devant le jeune homme, s'accroupit pour que son visage se trouve un peu au dessus du sien, posa ses mains sur ses genoux et lui fit ses plus grand yeux. Tout cela pour dire : file le chocolat ou je te fais un caprice comme tu n'en as jamais vu.

Cela ne dura qu'un quart de seconde car il était temps de s'effacer: Tonton n'allait pas tarder à parler. Surement du Sudden-Game, en plus. Le cadeau d'anniversaire d'Aya! quel magnifique cadeau, ils s'amusaient bien tous les deux. Et on allait passer aux choses sérieuses, elle le savait. Elle se releva brusquement, provoquant le tintement de la dizaine de grelots qui se bousculaient à son cou, et se précipita vers un fauteuil dans lequel elle se lova. Un peu plus, et elle ronronnait. Elle avait pourtant la désagréable impression d'être observée.

Baïka ne semblait pas avoir remarqué que son sac avait glissé silencieusement dans la direction de sa secrétaire préférée, et moins encore l'absence d'une de ses précieuses tablettes. Lorsqu'il le verrait, il serait surement content, après tout, il aurait atteint son but: la faire sourire sans que ce soit avec ironie ou mépris. Attentive au moindre détail de ce qui alalit surement être une scène primordiale de le vie de Baïka, déchirant méthodiquement et quasi-silencieusement se papier d'alluminium qui entourait jalousement la tablette, Aya Attendait.

Et elle n'allait pas être déçue.
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Kimitsu Aku
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Dim 25 Mai - 22:48

La salle était plongée dans un silence parfait, Valentine ne parlait pas, elle n'avait pour le moment pas eu de réaction et si elle en avait eu une, Aku ne l'avait pas vu car il lui tournait le dos et s'avançait vers sa salle de consultation. Son regard glissa sur les courbes de Baïka, observant au passage ces vêtements, quelle tenue était ce cela ? Il avait remarqué sur son bras les marques mais n'y avait pour le moment fait aucun commentaire, de toute manière ce n'était pas comme s'il n'était pas au courant. La drogue, c'était une des raisons qui avait poussé le jeune homme dans ce lieu.
Aku pénétra à sa suite, il allait s'installer lorsqu'il repéra Aya, elle n'avait rien à faire ici, même s'il lui passait tous ces caprices, il y avait des moments où il devait imposer des règles et se faire autoritaire, ces moments étaient particulièrement rares, à son grand bonheur, car il détestait jouer les parents, donner des ordres, et se montrer supérieur… du moins avec sa nièce. Les autres n'étaient que des jouets pour eux deux alors, il se moquait bien du comportement qu'il devait aborder, et puis donner des ordres, montrer que les autres ne sont que des larves insignifiantes face à sa sublime personne, comment ne pourrait il pas aimer ça ? Cette idée lui semblait impossible, il ne pouvait simplement pas ne pas aimer cela.

Son regard se posa sur sa nièce. Il la regarda un instant puis s'éclaircit la gorge et demanda d'une voix clair et sur un ton non discutable, à la demoiselle qui lui était très précieuse de bien vouloir les laisser tranquille pour la consultation de monsieur Mungo. Il ajouta que mademoiselle Valentine voudrait peut être un peu de compagnie si jamais elle avait décidé de rester, de compléter le formulaire maintenant où même d'éventuellement de parler avec quelqu'un, enfin qu'importe, il n'avait pas à se soucier de la salle d'attente, c'était à Aya de s'en occuper lorsque la secrétaire n'était pas là, et quand même aurait elle été là que Aya aurait pu agir comme bon lui semblait. Mais, là, il était dans son bureau et ce territoire lui appartenait entièrement. De plus, s'il aimait être seul avec son jouet, ce dernier aimait être seul avec le psy pour pouvoir lui confier tous ses petits secrets et être certain qu'ils ne seront pas divulguer. Après tout, son métier l'obligeait au silence…Ah, ces règles, comme c'était bon pour mettre les patients en confiance…Bandes d'imbéciles!

Aku attendit que sa nièce veuille bien les quitter pour refermer la porte tout en douceur derrière elle. Il s'avança paisiblement vers son bureau, tira la chaise et s'installa gracieusement dessus, s'appuyant confortablement sur le dossier. Ses deux mains devant lui étaient posées sur sa canne. Il ferma un instant les yeux, portant une main à sa tempe qu'il massa un instant. La fatigue venait le saisir un peu, il aurait du prendre une meilleure nuit de sommeil et annuler ses rendez vous de la matinée pour être en forme, mais il songea qu'il avait largement le temps avant cet après midi, alors il pourrait faire une sieste d'une ou deux heures, ce qui lui suffirait pour carburer le reste de la journée, du moins jusqu'à ce que la rencontre soit terminée, qu'il prenne un dîner et qu'il aille se coucher pas trop tard…Il l'espérait, c'était bête tout de même de se faire prendre par la fatigue, comme cela, si simplement. Il n'aimait pas ça, mais alors pas du tout, il demanderait à sa nièce de lui faire un massage, une bonne tisane et il prendrait soin de veiller à ce qu'il est au moins huit heures de sommeil cette prochaine nuit. Hors de question qu'il fasse une autre petite nuit de rien du tout, sinon il risquait de commettre des erreurs et cela ne lui était strictement pas permis.

Aku ouvrit les yeux et regarda Baïka. Il l'observa longuement avec un air absent avant de secouer légèrement la tête. "Ah désolé, je songeais à quelques événements."
Il posa sa main sur l'autre qui se trouvait sur le pommeau de la canne. Son regard se plongea dans le regard du jeune homme qui se trouvait là, il lui proposa de se détendre et de s'installer confortablement avant d'ajouter, après une petite pause, avec un petit sourire en coin de lèvres :
Je n'ai rien à te dire. J'avais simplement envie de…te recevoir. Après tout, je ne m'attendais pas à te voir dans ma salle d'attente alors j'étais curieux de savoir pour quelle raison tu es venu. Et puis, je dois t'avouer que tu me manquais un peu…"

Aku agrandit son sourire, son regard toujours plongé dans celui de Baïka, il détourna légèrement les yeux lorsqu'il fit cet aveu mais il regrettait de ne pas être du genre à rougir. S'il avait pu prendre une petite teinte rouge à cet instant, cela aurait été trop mignon mais à défaut de tourner à l'écrevisse il eut un air gêné, et faisait exprès de fuir son regard avant de se ressaisir et de redevenir professionnel.
"Pourquoi es tu ici ? Es-t-il arrivé quelque chose de particulier ces derniers temps ?
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Lun 26 Mai - 0:24

Hé bien, il ne lui fallut pas bien longtemps pour entrer dans le sanctuaire des sanctuaires. Pour certains, ce sanctuaire se situait sur le corps d'une belle femme au corps sulfureux, pour ce jeune garçon, le sanctuaire des sanctuaires avaient toujours un lieu aléatoire. Chaque lieu se transformait en sanctuaire si le bellâtre de psychologue qu'il aimait tant s'y trouvait. Il ne lui fallait pas grand chose pour atteindre un niveau paradisiaque. Il n'avait pas besoin de toutes ses femmes semi nues sur une plage déserte d'hommes avec un soleil qui ne donne pas de coup, qui fait simplement bronzer avec les marques dessinées des ombres des cocotiers, où l'air sent l'iode et le sable y est fin...
Son soleil à lui rendait le monde en un état paradisiaque. Mais son monde paradisiaque était bien loin de celui des autres. Lui, il rêvait d'un monde où l'homme n'est plus maître de rien du tout, où l'anarchie domine un monde, ou la loi du plus fort est présente, un monde qui est gouverné par un tout puissant existant réellement se prenant pour Dieu, pour un gamin qui aime jouer avec les gens. Un monde où la destruction domine, où l'air à une odeur de rouille et de sang, un monde où les nuages ont tapissé le ciel et où l'eau est croupie. Un monde où il ne fait pas bon vivre. C'était ça son paradis, sa vision du monde idéal, un monde catastrophique. Et le soleil de ce monde serait Aku, le jeune psychologue, il en serait le dieu, le seul dieu. Et son plus fervent croyant, grimpant les marches de l'échelon, irait lui baiser les pieds en souriant.

Il était entré, enfin. S'asseyant sur le canapé des auscultés, il voyait la nièce du psy en train de fouiner dans son sac. Elle en voulait réellement de ce chocolat ! hé bien, il avait bel et bien trouvé son point faible.
Elle le regardait dans les yeux, c'était tellement mignon.
Soudain, elle se fit interpeler par son oncle, lui demandant de sortir. Baïka esquissa un sourire amusé, lui faisant un clin d'œil.
"Tu ne trouveras rien dans mon sac, enfin, presque rien... J'ai eu le temps et la discrétion pour déposer toutes mes tablettes de chocolat dans la salle d'attente ! Il y en a environ 5 ou 6... Je te souhaite bon courage !"

Il lui tira la langue d'un air enfantin.
Elle avait du boulot pour toutes les trouver parce que même s'il avait un champ d'action assez restreint, il avait réussi à les mettre un peu partout. C'était quelque chose qui était apprécié sans doute par les gens qui l'ont nommé Akumu, sa dextérité et sa discrétion. Même s'il a l'air super extravagant et qu'il attire l'attention, il arrive à le faire tellement bien que ses gestes passent inaperçus. C'est pour ça qu'il y avait une tablette entre deux dossiers sur le bureau de la secrétaire, une tablette sur la chaise, une tablette sous la pile de vieux bouquins, une derrière une chaise de la file d'attente, une accrochée en haut de la fenêtre- Comment il l'a mise ? Il l'a déposée quand la porte du cabinet s'est ouverte, tous les yeux étaient rivés dessus.
*Elle va avoir du boulot... La pauvre... Mais ça me permettra d'avoir mon cher Aku pour moi tout seul !*

Le garçon récupéra son sac bien vide de tablettes. Tant pis, il n'en aurait plus mais il en avait déjà prise une. Ca lui suffisait. Il hésita à sortir une pomme de son sac, l'un de ses aliments favoris. Tant pis, il en prendrait une après, juste avant la cigarette qu'il fumera en sortant, enfin, s'il sort d'ici parce qu'une fois à l'intérieur, il n'a vraiment pas envie de sortir.
Aya sortit de la pièce.
Baïka déposa ses yeux sur le psychologue qui ferma les yeux un moment, toujours dans une position qui donnait envie de lui sauter dessus. Il ne voulait pas que ses envies prennent vie maintenant. Il voulait goûter à la texture de ses lèvres, pouvoir passer ses mains de fée sur son corps qui semblait bien conservé.

Il rouvrit les yeux. le garçon ne loupa pas un instant, se repassant dans sa tête cette petite bouille qu'il avait et celle qui allait suivre était encore plus mignonne quand il reprit ses esprits en secouant la tête.
Son regard se plongea dans celui d'Aku. Qui avait le regard le plus profond ? Qui allait se perdre dans l'autre ? Baïka avait l'habitude de regarder les yeux des gens, il ne pouvait pas se perdre comme ça même face à son Dieu.
Il s'allongea de tout son long, étendant ses bras au niveau de sa tête d'une manière très provocante, comme un chat.

Il n'avait donc rien à lui dire.
*Que me veut-il alors ? Il veut quoi ? Je dois dire quelque chose ?*
Baïka esquissa alors un grand sourire amusé. Comme si c'était lui qui le tenait enfin. C'était sans doute une feinte de sa part, sans doute quelque chose pour le déstabilisé. Mais il jouait plutôt bien son jeu pour un gêné, évitant bravement son regard quand il se posait contre lui. Il nota aussi que le jeu entre le vouvoiement et le tutoiement était particulièrement charmant.
Aku lui posa une question. Pourquoi était-il ici ?
Baïka eut un petit saut de rire.
"Voyons, très cher Monsieur Aku..."
Il se mit dans une position assise, le regardant en esquissant un sourire charmeur, posant ses mains contre le canapé, tendant les bras en s'étirant, levant légèrement le buste, sa main invitant implicitement le garçon à venir se détendre sur le canapé avec lui.
"Voyons... Vous avez oublié que je viens fréquemment le mercredi ? Et puis je voulais vous parler de mon problème de drogue... Je me pique de plus en plus souvent, regardez..."

Il souleva la manche de son haut, la faisant glisser avec lenteur vers le haut, mettant la main en avant, obligeant le psychologue à se lever pour les voir.
"Vous savez, je ne peux me passer de la drogue... C'est tellement bon, ça me permet d'attendre, de prendre un peu de plaisir en attendant un nouveau Sudden Game...."
Puis le garçon se mit à rigoler, passant une main dans ses cheveux gris. Il soupira légèrement, un sourire charmeur passant sur ses lèvres, ses yeux se plongeant dans ceux du psychologue.
"Je vous manquais ? Pourquoi ? parce que je suis un habitué en qui vous pouvez lire ? Héhéhé..."
Il passa discrètement sa langue sur le coin gauche de ses lèvres.
"Vous m'avez manqué aussi..."

Il se sentait particulièrement bien... Qu'en était-il d'Aku ?
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Jess Valentine

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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Lun 26 Mai - 23:29

Jess avait suivi toute la scène sans broncher. A vrai dire, elle n'avait pas trop compris ce qu'il se passait. Tout d'abord, Mr le psy était sorti de la salle d'attente, avait, pour le dire vulgairement, dégagé tout le monde, mais lui avait, à elle, demandé de rester ainsi qu'à l'autre débile. Puis il lui avait baisé la main et lui avait donné un autre formulaire. Quel abruti! Pourquoi l'avait-elle jeté à son avis? Pour en reprendre un autre? Même si elle devait avouer que cet homme était des plus charmants, elle n'avait plus vraiment envie de suivre de thérapie.

Après l'avoir prié de rester, Aku (Car c'est ainsi qu'il se nommait d'après l'agenda posé sur le bureau que Jess avait eu le temps de parcourir des yeux) demanda au jeune homme de le suivre, Baika, d'après ce qu'elle avait pu entendre. L'ahuri affichait un sourire des plus joyeux en suivant Aku. Il devait particulièrement l'apprécier... Enfin bon... Jess se retrouva seule dans la salle d'attente, la pseudo-secrétaire étant entrée dans le bureau avec le patient et le psychologue.

Elle parcourut de nouveau la salle du regard. Et ils voulaient qu'elle attende dans cette salle lugubre seule?!
Elle pouvait brièvement entendre les voix des ses compagnons de l'autre coté de la porte. Curieuse, elle s'approcha discrètement, et posa son oreille sur la porte, près de la poignet, on disait que les portes y étaient moins épaisses à cet endroit. C'était ce que l'on disait.
Mais avant qu'elle ne parvienne à entendre quoi que ce soit, la porte s'ouvrit et la jeune fille sortit.
Jess, retourna près du bureau comme si de rien n'était. pourquoi était-elle encore là au fait? Ah Oui, elle n'en avait aucune idée.
Oh et puis M****! Elle reprit le formulaire, s'assit, et y écrivit la strict vérité. Rapidement les quelques pages étaient remplies d'informations, plutôt croustillantes sur toute sa vie.

Son regard se posa sur la fillette. Elle avait l'air bien trop curieuse pour donner ce dossier à Mr Kimitsu sans y jeter un coup d'œil.
Elle se releva lentement. Et sans crier gare elle se dirigea vers le bureau, ouvrit la porte brutalement, entra et jeta son formulaire sur le bureau de ce fameux psy.

Celui-ci et son patient était tous deux assis sur le divan. Ils étaient si proches... Jess détourna le regard. Etait-ce réellement une bonne idée de débarquer dans le bureau d'un médecin en pleine consultation sans prévenir? Jess n'en fut pas persuader.

Aussi rapidement qu'elle était entrée Jess ressorti, et claqua la porte derrière elle.
Que lui était-il arrivé?
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Kimitsu Aku
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mar 27 Mai - 1:15

En parfait contrôle de lui-même, le jeune psychologue ne se laissait pas avoir par de petites provocations, ni par des grandes d'ailleurs. Il était une personne calme, posée, seulement cela ne se voyait pas toujours car ses talents d'acteur lui permettaient d'avoir un comportement insaisissable. Il pouvait s'enflammer pour la moindre erreur comme il pouvait passer outre de tout. L'art était de rester totalement détaché de tous les événements qui avaient lieu, ce n'était pas toujours facile mais dans le fond il y parvenait plutôt bien, très bien même. Son regard posé sur le patient qui se tenait sur le divan, il l'observa un instant avec un petit air gêné, il avait bien vu cette invitation, il avait bien vu ce coup de langue, il avait bien entendu ses paroles et entant que professionnel, il se devait d'être mal à l'aise, car la situation n'était guère convenable, il était un docteur avec son patient et non un amant face à son aimé. C'était embarrassant !…Du moins, cela aurait du l'être car au fond, Aku était amusé. Il voyait sous ses yeux un magnifique pantin avec lequel il allait pouvoir se divertir, le tout était de le manipuler comme bon lui semblait. Monsieur faisait parti des Akumu, il était donc manipulable mais il savait manipuler aussi et bien que le jeune psychologue se doutait que Baïka n'oserait pas jouer avec lui, il n'en écartait pas l'éventualité.

Son regard se baissa vers le bras qui lui avait été dévoilé, d'où il était il ne pouvait en voir qu'une partie et devait donc se lever, tant mieux, il avait ainsi une excuse pour pouvoir s'approcher de cette sublime créature. Il se redressa, se tenant sur ses deux pieds, canne en main. Il s'avança d'un pas tranquille vers le jeune homme, constatant au passage que ce dernier ne s'était pas tellement inquiété pour sa santé. Après tout n'avait il pas dit qu'il annulait tous les rendez vous parce qu'il n'allait pas bien ? Le jeune homme n'aurait il pas du être un peu plus inquiet ? Aku se demandait s'il devait se vexer de se manque d'intention mais il décida que ce n'en était pas la peine, après tout Balmung avait sûrement compris que cette santé était un simple prétexte pour chasser les patients et passer du temps à autre chose, peut être passer du temps avec lui…Sait on jamais….Il avait après tout jusqu'à seize heures, même s'il prendrait une heure pour se préparer et se diriger vers le lieu de rendez vous, il avait du temps. Sieste ou divertissement, il avait des beaux choix, difficiles, à faire.

Installé sur le divan, juste à côté de Baïka, il lui saisit le bras, l'obligeant au passage à se rapprocher, un peu, de lui. Il contempla cette chair blanche, cette chair meurtrie et se courba pour y déposer ses lèvres sur ces blessures. Sa langue caressa très discrètement la peau de sa pointe avant que le psychologue ne se redresse d'un coup surpris par un bruit. Bruit qui le dérangeait particulièrement puisqu'il le reconnaissait comme étant l'ouverture de la porte de son bureau. Avant qu'il n'ait le temps de faire le moindre mouvement, s'il avait voulu en faire un, Aku vit la nouvelle peut être patiente s'engouffrer dans son bureau et de jeter un dossier qu'il devina être le formulaire sur son bureau. Le formulaire en question manqua de heurter l'écran d'ordinateur ce qui aurait eu pour conséquence de l'endommager, cela aurait été dommage…Faire payer un nouvelle écran à une demoiselle qu'il ne connaissait pas encore, tout de même, ce n'était pas la meilleure manière de faire connaissance. Le psychologue la regarda ressortir. Il se tenait encore près de Baïka, trop près pour qu'une personne puisse bien interpréter la situation, surtout qu'il avait entre ses mains le bras nu du patient. Cela pouvait vraiment prêter à confusion…mais Aku ne se sentait guère gêné quoi qu'il fit exprès de prendre un air surpris et mal à l'aise mais intérieurement il savait qu'il était hors de danger. Qu'importe ce que la demoiselle Valentine pouvait aller raconter ou faire, rien ne pouvait l'atteindre tant que Baïka était de son côté. Qui lui ferait des reproches, qui le croirait capable d'entretenir des relations avec ses patients, qui le penserait hors la loi ? Personne, il était un psychologue impeccable, bien que des fois la fatigue l'emportait et lui faisait aborder un comportement assez particulier…Comme s'il n'était qu'un enfant…

Ne bouges pas! Ordonna-t-il à Balmung d'une voix calme mais forte dans le fond, trahissant un brin de colère- colère tout à fait factice- et son regard brilla d'une lueur de mécontentement. Aku sur cette phrase sortit d'un pas rapide du bureau, se dirigeant vers la salle d'attente.

Son regard se posa automatiquement sur la demoiselle qui avait eu l'audace de pénétrer sur son territoire alors qu'elle n'y avait pas été invitée ni autorisée. Il la fixa intensément, laissant la rage l'envahir, il s'approchait d'elle rapidement et l'obligea à reculer. Il s'imposait comme une créature dangereuse, menaçante. Un homme qui avait la force et qui était mécontent, un homme aveuglé par la colère et qui pouvait commettre la moindre erreur. Une de ses mains vint saisir le poignet de la future patiente, l'empêchant ainsi de faire le moindre mouvement mais surtout de s'emparer d'une arme si jamais elle en avait une sur elle, et il ne doutait pas qu'elle en ai une. Rares étaient les personnes en cette ville à se balader désarmée. Il la plaqua contre le mur sans la violenter, juste en s'imposant. Son regard bien plongé dans celui de Valentine et il siffla entre ses dents.

'Vous êtes bien impolie comme demoiselle ! Depuis que vous êtes arrivée vous prenez vos grands airs, pensant que vous pouvez mentir sur votre formulaire, refusant ensuite de le compléter et le jetant comme un vulgaire déchet. Vous n'avez peut être pas envie d'être présente en ce lieu, mademoiselle Valentine, mais sachez que je ne saurais souffrir vos humeurs ! Lorsqu'une porte est fermée, la moindre des choses est de frapper et d'annoncer son entrée, de plus lorsqu'un docteur est avec l'un de ses patients, il est formellement interdit de l'interrompre comme vous venez de le faire. Imaginez qu'il y ai eu un quelconque progrès lors de la consultation, votre entrée peut très bien avoir tout rompu. Ce sont des années de thérapies que vous pouvez mettre en l'air par un acte aussi irréfléchi! Vous avez peut être besoin de vous faire remarquer mais je ne payerais pas attention à vos âneries à chaque fois ! Ma première aide devrait être une bonne raclée et une leçon de bonne conduite ! Vous manquez d'éducation, vous pensez pouvoir faire ce que vous désirez, je vous prouverais que vous avez tord! Vous n'êtes pas une personne irrésistible à qui les être vivants vont passer tous ces caprices. Et si cela marche sur les autres, pensez bien que je ne suis pas aussi aveugle. Mademoiselle Valentine! Ne me rabaissez pas à ces quelques mauvais psychiatres qui sauteraient sur toutes les charmantes personnes qui défilent sur leur divan. Ce n'est pas le corps que j'étudies, moi, c'est l'esprit. J'ai pour mission et pour volonté de vous guérir, de vous aider à dominer votre esprit et à vous permettre de mieux contrôler votre vie. Mon métier ne va pas au-delà et mes règles sont respectées."

Aku avait prononcé ses paroles avec une rage qui se faisait clairement ressentir. Son corps avait pratiquement été collé à celui de la jeune fille et son regard n'avait pas quitté le sien un seul instant. Il relâcha le poignet qu'il avait fermement tenu dans sa main et se recula de quelques pas puis après une profonde inspiration qui devait servir normalement à le calmer, il prononça de manière plus posée ces quelques mots pour cloître tout ce qu'il avait dit.

"Je vais retourner au bureau, profitez de mon absence mademoiselle Valentine pour faire la mise au point. Je ne vais pas réclamer une excuse, à vous de voir s'il est juste de m'en présenter. En revanche, lorsque je vais ressortir, je veux que vous sachiez une chose, est-ce que je serais l'homme qui vous suivra médicalement ou non. Si vous êtes encore dans la salle d'attente à mon retour j'en déduirais que oui, si vous n'êtes plus là, je comprendrais que vous préfériez vous débrouiller seule où aller voir un de mes collèges. Sur ce, à plus tard où bien adieux."

Aku retourna dans le bureau, fermant la porte derrière lui, il alla s'installer sur son fauteuil, derrière son bureau et regarda Balmung, présentant ses excuses pour cette interruption puis il reprit la consultation.

"Racontes moi encore une fois en quoi cette drogue t'es-t-elle nécessaire."'
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Kasumi Aya
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mar 27 Mai - 22:10

Chercher les tablettes. Mais où étaient-elles, ces foutues tablettes?
Jess Valentine était rageusement entrée dans le bureau de son oncle, et Aya avait sauté sur cette occasion pour ramper dans sa jolie robe neuve à la recherche du précieux présent. Comment Baika avait-il réussi à lui passer sous le nez et à planquer le chocolat sans même qu'elle ne détecte un changement dans son attitude? AH! Enfin! Juste là, sous la pile de bouquins. Une tablette! L'emballage avait été un peu ébréché dans le jeu, révélant une délicate noirceur aux yeux de la jeune fille. Elle pouvait se passer de sa dose de sucre, bien sûr, mais pourquoi rechigner quand on lui en offrait de façon si divertissante? Baika avait toujours eu le sens des festivités, elle devait le lui accorder.

Celle qui n'avait pas l'air en fête, c'était cette petite indiscrète de Jess. Elle n'avait pas l'air dans son assiette, à sa sortie du bureau.On aurait dit qu'elle avait vu un fantôme! Aya ne chercha même pas à glisser un coup d'oeil dans la pièce, elle se contenta d'esquisser un sourire et de planquer sagement sa trouvaille dans le tiroir du bureau. Si la secrétaire le trouvait et s'en emparait, cela lui ferait une excuse pour la forcer à lui en fournir d'autre de meilleure qualité! c'était un sage investissement, songea-t-elle.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque tonton Aku débarqua comme une furie dans la salle d'attente... Aya se releva calmement et regarda la scène avec un haussement de sourcil. Quoiqu'elle ait fait, la jeune fille s'en rappellerait. Le visage de Jess n'était pas visible de la place de la jeune fille, mais elle crut percevoir un vague tremblement . C'était compréhensible, le psychologue savait se montrer terrible quand il le voulait; mais ca ne lui ressemblait tout simplement pas de se mettre dans un état pareil après une simple intrusion. Il avait dû se passer quelque chose. M'enfin, elle finirait bien par le découvrir, comme toujours! pour le moment, il restait des tablettes de chocolat à découvrir.

Mais étrangement, l'envie de jouer avait quitté l'esprit de la petite capricieuse de service. Il était temps de passer aux choses sérieuses, cette situation l'amusait de moins en moins. En ce moment, rien ne l'amusait... Elle cherchait pourtant, provoquait, amadouait à tout va, mais rien n'y faisait: une tenace impression de vide s'était attachée à chacun de ses pas. Alors, pour la première fois depuis des mois, elle décida de se faire sérieuse et aller réconforter Miss Valentine. Bien que très sanguine, cette patiente avait l'air différente.

Intriguée, Aya s'approcha de la jeune demoiselle qui glissait, dos contre le mur, irrémédiablement attirée vers le parquet ciré et vieilli de la pièce. Elle se saisit doucement de son bras et lui tapota la main d'un air compréhensif.

" Tonton est un peu dur parfois. Peut-être devriez-vous vous assoir."

Ce n'était pas de la pitié que ressentait Aya, mais plutôt une profonde curiosité. Et, qui sait, Elle aurait peut être du choc... STOP! Mais pourquoi pensait-elle tout le temps à ces tablettes?... Vraiment, elle devrait se faire soigner.
Se faire soigner! Ah! Ah!
Un sourire franc éclaira son visage * Tiens toi bien ma belle, t'es pas prête de revoir un vrai sourire de ma part!*
Elle entendait quelques brides de phrases étouffées du cabinet d'Aku, mais n'y prêtait pas attention: Maintenant, elle allait apprendre.

" Vous n'avez pas déserré les mâchoires depuis votre arrivée. Vous devriez peut être m'expliquer votre comportement? Je vous promets que cela restera entre nous. La preuve en est que je ne prendrais pas de notes! Mon oncle m'a appris le secret professionnel."

* D'ailleurs, Tonton, tu me dois une vingtaine de chocolats pour m'avoir fait sortir! Et une grosse surprise quant à la suite des évènements, je commence à me fatiguer! *
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mer 28 Mai - 0:20

Que lui était-il passé par la tête?
Pas étonnant que le docteur sorte de son bureau aussi brusquement, la colère se lisant clairement sur son visage.
OUPS!
Il lui attrapa le poignet, assez fortement pour qu'une douleur s'y installe, et la plaqua contre un mur. Son regard plongé dans le sien, il entama une tirade des plus foudroyantes. Jusqu'au bout elle se força de ne pas baisser les yeux mais ce n'était pas chose facile. Il était si menaçant...

Les battements de son cœur commencèrent à accélérer. Oh non! Pas maintenant!

Tout son corps tremblait. Etait-ce par peur?
Le psychologue, après lui avoir clairement ordonné de choisir entre rester et partir, était retourné dans son bureau. Adossé au mur, elle glissa, ses jambes ayant du mal à la porter, jusqu'à toucher le sol.
C'est alors que la jeune fille s'approcha d'elle et lui saisit le bras avant de lui tapoter le poignet.
"Tonton est un peu dur parfois. Peut-être devriez-vous vous assoir."
Ainsi donc cet homme était son oncle. Bien... nouvelle intéressante.

Jess ignora son invitation à s'assoir. Elle était déjà assise. Sur le sol certes, mais assise quand même, et elle ne trouvait pas la force de se relever pour prendre place autre part.
" Vous n'avez pas déserré les mâchoires depuis votre arrivée. Vous devriez peut être m'expliquer votre comportement? Je vous promets que cela restera entre nous. La preuve en est que je ne prendrais pas de notes! Mon oncle m'a appris le secret professionnel."

Jess ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit, il fallait s'en douter. Jamais aucun son n'avait franchi le palier qu'était sa gorge alors pourquoi y arriverait-elle aujourd'hui? Il allait sérieusement falloir corriger ce problème.
Elle aurait bien voulu lui expliquer son comportement, enfin si elle même parvenait à le comprendre, mais elle en était incapable. Comprendrait-elle?

Les questions cessèrent de se bousculer dans sa tête quand une atroce douleur lui martela la poitrine. Son souffle se coupa. Elle attrapa son sac, posé sur une chaise non loin, et fouilla hâtivement à l'intérieur, cherchant désespérément ses médicaments. Quand elle les trouva elle se maudit intérieurement non seulement d'avoir oublier de prendre une bouteille d'eau mais aussi de ne pas avoir surveiller l'heure. Si elle l'avait fait, cette crise ne serait pas en train de se produire. Pourquoi alors qu'elle y avait toujours fait attention et qu'elle avait toujours pris soin d'emporter au moins une petite bouteille d'eau avec elle, avait-elle, cette fois, oublié?

Elle parcourra la salle de son regard affolé. Il devait y avoir une fontaine à eau, comme dans toutes les salles d'attente! Elle finit par poser les yeux dessus. Elle se trouvait près du bureau. Autrement dit à l'autre bout de la pièce. Péniblement, Jess se leva et tituba jusqu'au bureau. La jeune femme pouvait entendre les battements de son cœur lui marteler le crâne. La douleur s'intensifiait à chacun de ses pas. Son cœur la brulait. Elle ne pourrait pas supporter cette douleur bien longtemps. Elle savait ce qu'elle risquait. Elle l'avait déjà vécu, et pour rien au monde elle ne voudrait recommencer cette expérience qui avait failli lui faire perdre la vie.

Dans un gémissement, elle s'agenouilla devant la fontaine et se servit un verre d'eau. Elle glissa les pilules dans sa bouche et les avala à l'aide de quelques gorgées de cette eau glacée.
Ce qu'elle détestait le gout de ces médicaments! Elle n'avait jamais réussi à les avaler d'une seule gorgée, et encore moins sans eau.
Elle se rassit par terre et s'adossa au bureau. La douleur se calma, les battements de son cœur ralentirent, tranquillement son souffle revint à la normale. Le pire était passé. Une simple mais affreuse migraine l'attendait, enfin pas grand chose comparé à ce qui aurait pu arriver.
Jess se jura de ne plus jamais oublier quoi que ce soit. Qu'il s'agisse de ses médicaments, d'une bouteille d'eau, ou de surveiller l'heure, elle finirait pas succomber à ces douleurs sinon...

Elle se releva, doucement, évitant ainsi le moindre vertige. La jeune fille la regardait d'un air horrifié. Il y avait de quoi.
Jess croisa son regard et lui sourit, un sourire qui voulait dire : "Tout va bien! Tu n'as strictement rien vu!"

Elle attrapa un bout de papier et un crayon sur le bureau de la secrétaire, et écrivit:

"Mr Kimitsu,
Une urgence m'oblige à quitter votre cabinet. Je reviendrai demain.
Melle Valentine. "

Qu'allait-il penser de ce mot? Après la scène qu'elle avait faite, voudrait-il encore s'occuper d'elle?
Dans tous les cas, la force de rester lui manquait, elle venait d'épuiser ses réserves d'énergie. Il fallait qu'elle rentre chez elle se reposer immédiatement.
En revenant le lendemain, elle verrait si oui ou non il acceptait de la prendre en tant que patiente.

Elle posa le bout de papier sur le bureau et se dirigea vers la porte, chancelante. Ses jambes flageolantes, elle n'irait pas très loin. Elle décida de rester quelques minutes et s'assit sur la chaise la plus proche, attendant de se remettre de sa crise.

Décidément, la journée avait été mouvementée.
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Mer 28 Mai - 21:05

Enfin dans son sanctuaire...
Enfin il était dans le domaine qu'il adorait- moins qu'être dans la sphère du Sudden Game mais tout autant vu qu'il y avait l'être pour qui il donnerait au moins toute sa vie ainsi que celle des autres. Il ne savait pas comment il en était arrivé là, comment il avait fait pour finir aussi fou de cet homme. Dès la première fois que ses yeux avaient effleuré sa peau, son coeur avait changé d'avis sur ses relations. A ce moment, il s'était dit:"Pour lui, je ferais tout... Pour lui." C'est là que commença son addiction à cet homme qui hante ses rêves, qu'il aime par dessus tout, qu'il imagine lorsqu'il est en plein acte de nymphomanie.

Les bras en avant, montrant par cela une grande provocation, Baïka attendait que le psychologue se lève. Même quelqu'un qui avait une très bonne vue ne pourrait pas bien les voir de là où était assis Aku. Il l'avait fait exprès, le tout était maintenant de faire en sorte d'analyser tout ce que fait Aku.
*Il se rapproche, il se rapproche...*

Le garçon ne loupait rien de ce qu'il faisait, ne loupant pas sa démarche avec sa canne, cette fameuse canne. Tout le monde le voyait avec sa canne quand le monde pensait à lui, tout le monde entendait le petit cliqueti que faisait le bout sur le sol entre chaque pas qui résonnait dans la salle. Ses courbes étaient fines, légères, rien n'échappait aux yeux du petit lynx assis sur le divan, pas même le flottement de ses vêtements dans l'espace, ni même un seul battement de cil. Balmung analysait tout, Baïka ressentait tout.
Le jeune homme qu'il admirait et désirait temps s'approchait, s'asseyait à côté de lui. Il ne l'avait jamais senti aussi près. D'habitude, il était toujours au loin, sur son bureau, l'écoutant jaqueter à tord et à travers, supportant toutes ses histoires les plus folles, par rapport à la drogue ou non, au sexe ou non, à la musique ou non, à ses excès ou non... Là, il venait voir ses bras qui étaient percés par des seringues.
C'est alors que le psychologue se pencha.
*... Non ? Il veut faire quoi ? Je ne vois pas où il veut en venir...*

Ses lèvres rejoignirent la blessure récente à son bras.
C'est alors qu'un frisson s'empara de Baïka, un long frisson. C'était le genre de frisson qui vous faisait fantasmer pendant des heurs alors qu'il ne se passait qu'une simple seconde. Une telle avancée. Pourquoi le psychologue faisait-il ça ? Pourquoi était-il en train d'embrasser sa plaie ? Il ne rêvait pas. Un sourire se dessina sur ses lèvres, un rictus de malice et de plaisir. C'était à la fois une victoire, à la fois un questionnement. Aku s'amusait-il avec lui ou était-il en train de faire quelque chose qu'il souhaitait depuis longtemps ?
En tout cas, Baïka ne loupait aucune sensation, encore moins le petit coup de langue qui se glissa lentement. Cet homme était tellement sensuel, tellement gracieux dans ses mouvements, tellement beau et bon, tellement mysterieux… Il fallait qu’une personne vienne tout gâcher maintenant, bien sur !

C’est alors qu’entra en trombe la jeune fille de tout à l’heure qui semblait anxieuse avec son problème de test qui la rendait nerveuse. Ce test, il était pourtant simple et apparemment, elle venait de le remplir parce que ce qui faillit fracasser le bel écran douze pouces qui ornait le bureau du psychologue avait bel et bien l’air d’un test rempli. Celle-ci semblait énervée dans ses gestes et dans son allure.
Le psy s’était arrêté dans sa lancée, partant rapidement à la recherche de cette personne, voulant sans doute régler ses comptes avec elle. La porte du bureau se ferma, lançant Baïka seul.

*C’est dangereux…*
C’est alors que le garçon eut une drôle de sensation. Son souffle était haletant, ses yeux s’écarquillaient, ses pupilles se dilataient, son sang circulait de plus en plus vite. Il était en manque d’endorphines. Son corps venait de recevoir un choc trop puissant à une vitesse très réduite. Cela faisait tellement longtemps qu’il avait attendu un tel moment et alors que ça venait de se débuter, ça se terminait avec une vitesse grand V. C’était décevant, terriblement décevant, triste.
Baïka sera les poings, frappant contre le divan dans un bruit étouffé, l’autre main se portant au niveau de sa poitrine. Puis d’un coup sec, il se mit debout, régulant sa respiration tout en marchant et en regardant autour de lui.
Ses yeux parcoururent les étagères, les meubles, son bureau. Ses yeux étaient avides de curiosité comme son dossier mais il ne voulait pas porter atteinte à son psychologue. C’était beaucoup marrant de savoir des choses sur soi avant d’avoir le verdict de l’entrevue.

L’akumu plissa les yeux, caressant du doigt le bois du bureau, examinant tout ce que le psychologue utilisait pour prendre des notes.
*Il est plutôt bien organisé à première vue, plutôt bien organisé, oui… En apparence…Je parie qu’en vrai, c’est un véritable chaos…*

Puis le jeune homme entendit que le long discours d’à côté se terminait, c’est pour ça qu’il se hâta d’aller sur le divan, prenant une position allongée comme pour se détendre et attendre, feintant avec brio la crise de manque qu’il venait d’avoir juste avant.
Aku s’excusa de l’interruption et avec son froid habituel, il retourna vers son bureau, comme si leur petite aventure n’avait jamais eu lieu. Baïka faisait tourner son doigt sur sa petite plaie, il lui demanda pourquoi cette drogue était « nécessaire ». Nécessaire... C'était le mot, le mot parfait pour son addiction. Il étouffa un rire.

"Héhéhé... Nécessaire... Hé bien, sans cette drogue, mon entourage pourrait terminer comme dans un massacre dans le Sudden Game... Sans l'héroïne, la cocaïne, l'extasy, mon cerveau... Exploserait ?"
Il se mit en position assise, passant une main dans ses cheveux et la laissant, couvrant en partie son front, des yeux écarquillés étaient affichés.
"Sans la drogue, je serais devenu un tueur en série, j'aurais violé des femmes et des hommes, j'aurais égorgé maintes personnes, j'aurais créé un génocide qui aurait porté mon nom !"
Ses yeux se posèrent dans ceux du psychologue, s'encrant profondément en lui.
"Sans la drogue, vous ne m'auriez pas ici..."

Il se redressa, s'époussetant et écarta les bras, regardant le ciel.
"J'aime les drogues ! Je les adore ! Je les idolâtre ! Je vis avec ! Je les aime toutes ! Petites, grandes, fines, grosses, légères, lourdes, douces, dures ! Tout ce monde qui se transforme ! Il faut en profiter, modifier ce monde morne grâce à ce que l'on a sous la main ! Si l'on ne peut modifier le monde de ses mains, modifions le de nos yeux et de notre esprit !"
Il baissa les bras et fit basculer sa tête vers le psychologue avec une mine de jeune garçon innocent, une moue légère sur le visage.
"Vous comprenez...?"
Il resta debout, baissant la tête comme un jeune garçon apeuré, rendant son attitude provocatrice et tentante.
"Je ne vais pas vous faire perdre votre temps..."

Il se tourna vers lui, portant une main dans son sac et en sortit une liasse, ce qui correspondait parfaitement à la somme normale.
"Vous devez être fatigué comme vous l'avez dit tout à l'heure... Je ne veux pas vous déranger plus."
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Kimitsu Aku
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Jeu 29 Mai - 0:34

"Restez"

Aku ne prit pas la peine de prononcer un mot de plus néanmoins il était prêt à se lever et à saisir le poignet, la main, le bras du patient pour le retenir seulement il ne savait pas s'il le ferait. Il savait montrer de l'affection envers une personne, il savait comment dévoiler assez pour être attirant sans aller plus loin mais il ne savait pas s'il ce qu'il voulait faire à ce moment là, il trancha rapidement sur le fait qu'il ne bougerait pas, si Baïka insistait pour s'en aller, qu'il parte et s'il restait qu'il reste et puis Aku songea que c'était bête de sa part, comment le jeune homme pourrait résister à cette demande ? A cet ordre qui lui disait de rester, de rester avec lui, prêt de lui. Partirait il, laisserait il son psychologue seul ? Que dommage se serait tout de même ! Alors qu'Aku avait bien voulu le prendre, alors qu'il voulait le voir, s'il partait et le laissait seul…Il dormirait tout simplement, finalement quoi qu'il se passait, il s'en moquait bien, mais d'un côté. *Je veux qu'il reste…*

Aku ne posa pas son regard sur les billets que le jeune homme s'apprêtait à sortir. L'argent était un atout mais il savait s'en désintéresser, ce n'était pas pour l'argent qu'il faisait ce travail, officiellement en tout cas et puis officieusement aussi en fait. L'argent n'était qu'un plus car en soit s'il faisait ce travail c'était officiellement pour aider les gens et officieusement pour les rendre fous. D'ailleurs il venait d'apprendre quelque chose, qu'il savait déjà en partie, de très intéressant à propos de Baïka. La drogue était son calmant, alors il fallait lui en privé, lui en privé à tout prix pour enfin créer un monstre, avoir une créature incontrôlable. Cette personne pourrait rapidement devenir un pantin majeur, une carte gardée secrète, une arme, un élément déclencheur dans le projet de plonger ce monde d'hypocrites dans le chaos.

"Penses tu qu'il y ai un moyen de te passer de ces drogues ? Ne penses tu pas qu'il soit possible de la remplacer par une autre addiction moins nocive pour ta personne ? Sudden-Game ne pourrait-il pas remplacer ces piqûres quotidiennes ?"

Le jeune psychologue restait assis sur son bureau, son regard sur le patient. Depuis le temps qu'ils se voyaient en consultation, Aku avait l'impression de rester constamment sur la case départ et de voir les choses empirer petit à petit. Évidemment, c'était ce qu'il aimait, même si c'était de ce jeune homme dont il était question. Le petit l'aimait peut être mais lui, lui qui n'avait jamais aimé personne d'autre que lui-même comment pouvait il s'intéresser à un être aussi misérable ? Pourtant il s'y intéressait, il ne l'aimerait sans nul doute jamais, mais ce corps, ce visage, cette voix, ces paroles, c'était d'une certaine manière sa drogue hebdomadaire et il ne savait s'il pourrait s'en passer. Parmi toutes les âmes déchues qui défilaient sur son fauteuil, Baïka était l'une qu'Aku voulait garder précieusement, de peur qu'un jour la perversion d'un esprit saint, pur, viennent l'infecter. Cette image le fit frissonner intérieurement et légèrement extérieurement. Hors de question, il était strictement hors de question qu'un de ses jouets qu'il adorait tant soit cassé par une main étrangère, hors de question, il ne le permettrait jamais !

Le jeune homme se leva, il se déplaça d'un pas lent mais rythmé par le son de ses pas et de sa canne. Il choisissait ses mots, cherchait à savoir quelle réponse il allait obtenir, des fois tout était prévisible, des fois tout était surprenant, mais il ne se faisait pas trop d'idée. S'il aimait avoir des longueurs d'avance sur certains événements, il y avait des moments comme ceux si où il préférait prendre le tout au moment voulu, au moment venu. Le docteur se déplaçait, il tournait en rond, allait d'un coin à un autre. Ses pensées flottaient sur la réaction qu'avait eu son patient lorsqu'il l'avait touché, c'était ces comportements là qui lui donnaient des envies, envies qu'il se devait de refouler à son grand malheur…ou non.

"Je me demandais, si tu avais à choisir entre ce jeu et tes drogues, quel serait ton choix ?"

Aku se tourna vers Baïka, plongeant son regard dans le sien, il décida de s'approcher un peu, pas beaucoup, juste un peu, de lui.
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Lun 2 Juin - 20:41

"Restez"

Parfait.
Tout simplement parfait...
Un sourire en coin s'esquissa sur ses lèvres, le genre de sourire qu'un sadique qui prévoyait les trois quart des choses qu'il voyait esquissait par fierté, par puissance. C'était bel et bien une chose qu'il avait envisagée, une chose qu'il avait pensée tout de suite. En effet, il savait très bien que son psychologue avait quand même un minimum d'attachement à son patient, qu'il était pour lui une sorte de routine qu'il ne fallait pas enlever.
Depuis le début, Baïka cherchait à produire ce genre d'effet qui, à ce jour, à ce moment précis, commença réellement à marcher, par le simple biais d'un contact physique, le contact physique qu'il avait engagé tout à l'heure et qu'Aku avait osé prolonger. Il fallait s'y attendre, le garçon expliquait ses problèmes et le psychologue ne faisait pas vraiment grand chose pour, il lui expliquait tout le temps les mêmes choses, comme s'ils tournaient en rond. En même temps, c'était le but du petit pantin, il expliquait toujours plein de choses, il expliquait toujours les mêmes choses pour que les choses n'avancent pas et pour que, ainsi, il puisse voir le psychologue plus souvent.. C'était fourbe, rusé et ça avait marché. En effet, jusqu'alors, il n'avait jamais essayé d'avoir un seul contact physique, il avait juste l'habitude de le tenter physiquement en plongeant son regard et en faisant en sorte de prendre des pauses provocantes à son égard. Il ne savait rien de ses attirances sexuelles mais il savait que ça avait tendances à plutôt bien marcher.
"Restez"

Le voilà, le signe qui lui indiquait que lui aussi, il pouvait un peu le manipuler, à sa façon. Son jeu avait été de légèrement l'attirer. Certes, Baïka était amoureux fou d'Aku mais il s'en fichait royalement que lui le soit aussi, il voulait juste l'attirer, faire les gestes qu'il fallait pour qu'il vienne vers lui, d'une manière où d'une autre. Et étrangement, Aku était bien la seule personne qu'il n'arrivait pas à manipuler avec facilité, voire pas du tout.
Il était prêt à filer, à prendre la porte, à se faire la malle, et le jeune psychologue cherchait à l'en empêcher... Intérieurement, son sang se mit à bouillir, des pensées impures commencèrent à monter dans son cerveau. Enfin, lui aussi, il voulait faire avancer le pied sur le petit échiquier.
Comment aurait-il réagi s'il savait qu'en face de lui était le régisseur de sa plus grande drogue...

C'est alors que les drogues revinrent sur le tapis, comme si elles étaient une chose particulièrement nuisibles pour Baïka. En effet, les drogues l'avaient rendu complètement barge et sans les drogues, il deviendrait une véritable créature monstrueuse. D'ailleurs, il en avait besoin, juste d'un peu de cocaïne, il le fallait absolument, son nez commençait à se dépoudrer. Pourtant, les drogues ne semblaient pas affecter ses capacités physiques, il n'avait pas d'énormes cernes comme les toxicomanes, peut-être parce qu'il pratiquait beaucoup d'efforts physiques en dehors, peut-être parce qu'il prenait plus soin de lui que ceux qui se piquaient à longueur de journée...
*Se passer de mes drogues ?...*
Un petit sourire s'esquissa sur ses lèvres. Se passer des drogues ? C'est comme si on demandait à un vieillard de marcher sans sa canne, à un bébé de grandir sans le lait maternel, il deviendrait un être complètement différent de ce que l'on pourrait penser, en bien ou en mal. Et puis les drogues ne faisaient pas de lui un personnage intéressant ? Sa folie était surtout générée par elle et s'il commençait à en devenir indépendant, il s'habituerait très vite pour ainsi redevenir quelqu'un de moins manipulateur. Quoi que, il replongeait bien facilement.

Le psychologue se redressa.
Changer les drogues par des utilisations plus fréquentes du Sudden Game. Celui ci s'avança dans la salle, lui posant une autre question, un choix entre le jeu et les drogues...
"Héhéhé..."
Il s'assit sur le bureau, se mettant à ricaner légèrement.
"Voyons... C'est une question bien difficile à répondre..."
Baïka s'étira et s'allongea de tout son long sur le bureau, prenant une position étrange, comme un chat.
"Il faut faire la part des choses, les drogues, ce sont mes plaisirs quotidiens alors que le Sudden Game, il est beaucoup moins fréquent ce plaisir mais ô combien plus intense... Ca ne m'empêchait pas pour les premières fois dans le jeu de me piquer régulièrement..."
Ses yeux plongèrent dans ceux du psychologue, ses sourcils s'arquant d'une manière incohérente, son sourire perverti s'affichant.
"Je donnerai ma vie à Sudden Game si je le pouvais... Et je veux bien faire un choix..."
Il attendit quelques secondes.

"J'arrêterai les drogues pour le Sudden Game si c'est vous et vous seul qui me le demandez."
Il passa sa langue sur ses lèvres, esquissant un sourire. Les drogues étaient bien la seule consolation à sa vie car il était constamment malheureux. Il n'y avait rein de pire pour un proche que de voir un ami malheureux, c'était peut-être le cas maintenant. Pourtant, il pensait qu'Aku s'amusait à le voir triste, à ne pas avancer. Dans un sens, ça l'arrangeait tellement bien, il pouvait le voir constamment. Et il voulait lui dire implicitement une chose.
*Il n'y a pas que pour le Sudden que je donnerai ma vie...*
Il voulait l'attirer vers lui, briser les remparts qui le protégeaient des autres êtres humains, faire fondre l'infime espèce de plaque de glace qui les séparait. Et il le désirait, lui, du plus profond de son esprit, il le voulait, tout entier, mentalement et surtout physiquement.
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Kimitsu Aku
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MessageSujet: Re: La salle d'attente: terrain d'observation idéal.   Sam 19 Juil - 2:18

Aku déglutit silencieusement lorsque son regard se posa discrètement sur le jeune patient qui se prélassait sur son bureau. S'il n'avait pas eu autant de self control, il y aurait fort longtemps qu'il serait aller auprès de ce damoiseau. Il posa une main sur sa tempe, la massant légèrement et se forçant à oublier toutes les mauvaises pensées qui lui traversaient l'esprit alors qu'il était dans un angle mort du champ de vision de Baïka, le psychologue esquissa un sourire pervers et sa langue vint taquiner le coin droit de ses lèvres mais lorsqu'il se retourna complètement vers le patient, son visage était tout ce qu'il y avait de plus normal, il était même accompagné d'un air doux avec une légère courbure au niveau de sa bouche, créant de toutes petites fossettes qui ne firent qu'accroître son charme.

Aku se rapprocha de son bureau , son regard se plongeant dans celui de Baïka, il cachait à merveille ses envies, après tout, il n'était pas un docteur de chair mais d'esprit, il l'avait dit à la demoiselle Valentine, il le pensait…du moins en partie. Ce qui le retenait à faire le moindre mouvement était sa propre personne. S'il cédait à ce caprice, il allait perdre un divertissement et cela il ne le voulait pas, à moins que leur relation ne s'en trouve que plus rapprocher ? Le docteur n'appréciait pas non plus cette idée, il était bien seul pour le moment, en compagnie de sa nièce et de ses patients, pourquoi changer la situation quand tout lui convenait parfaitement ? Cela était inutile.

Le jeune homme réalisa qu'il avait d'autres moyens d'obtenir ce qu'il désirait, et il bénit sa sublime personne d'avoir autant de génie, bien que des fois il se demandait s'il en avait vraiment. Sudden-Game, quel territoire était pouvait le mieux convenir pour obtenir ce qu'il désirait sans montrer que cela venait de lui ? Aku caressa du bout des doigts son menton, prenant un air songeur qui convenait à la situation actuelle. En effet, Baïka venait de le mettre dans une situation délicate. C'était à lui de choisir, de lui demander de choisir les drogues ou le jeu ? Il prit une profonde inspiration comme s'il était exaspérer puis il répondit calmement avec une ombre d'un doux sourire sur le visage.

'N'es-tu pas ici à cause de tes drogues ? Mon rôle, par tout hasard, ne serait il pas que tu cesses d'en prendre ? Il me semble que si…Alors le choix devrait être vite fait, me tromperais je ?"

Le jeune psychologue tira discrètement, mais pas assez pour que son patient ne le voit pas faire, une montre de sa poche. Il regarda rapidement l'heure, il la savait déjà mais ceci allait lui permettre une chose ; partir.

"Oh ! Excuse moi, je viens de me souvenir que j'avais une chose importante à faire. Ta compagnie m'a totalement fait oublier mon agenda !" Aku se permit de glisser le bout de ses doigts dans les cheveux de Baïka, frôlant au passage une de ses tempe et le haut de son oreille. "Au plaisir de te revoir, Baïka, prends soin de toi jusqu'à notre prochaine séance ! J'espère que tu auras fait quelques progrès d'ici là !"

Le psychologue s'empara rapidement des affaires dont il avait besoin, il ne se faisait pas de soucis sur le fait de laisser le jeune homme dans son bureau puisqu'il n'y avait rien de compromettant par ici, il était trop prudent pour garder des affaires qui pourrait se montrer traître envers sa personne. Il saisit simplement les dossiers de ses autres clients et s'en alla. Allait il franchir la porte, qu'il jeta un regard vers son patient et avec un grand sourire, il lui lança :

"Je pourrais si vous êtes sage, venir participer à ce jeu dont vous me faites tant d'éloges ! Sur ceux, au revoir !"

Aku ferma la porte, salua sa nièce en lui disant de s'occuper de tout pendant son absence et de penser à tout bien verrouiller si elle quittait les lieux. Il lui informa que le jeune Mungo était encore là et que si elle le désirait, elle pouvait prendre la suite de la thérapie puisqu'il devait rester encore une vingtaine de minutes. Il lui déposa un baiser sur le front et une petite tape affective sur la tête avant de s'en aller. Il était de bonne humeur, il avait vu son bon patient et il allait avoir une superbe recrue cet après midi…En plus il avait une nouvelle idée pour Sudden-Game….Inaka lui semblait être un bon territoire et puisqu'il devait faire sa première apparition en temps que psychologue dans le jeu…le labyrinthe lui semblait être un bon endroit, cela lui permettrait de ne point être confronté à tous les joueurs et surtout de se perdre dans quelques endroits peu fréquenté…Qui sait, peut être que son cher patient viendrait lui tenir compagnie….sous quelques formes que ce soit…Le jeune homme eut un nouveau sourire pervers, oui, il était vraiment de bonne humeur. L'idée d'un nouveau jeu ne faisait qu'exciter son petit être…Il espérait que cette partie serait digne de lui surtout pour fêter son retour, après tout, il n'avait pas pris part à un scénario depuis quelques temps déjà. Il voulait être surpris et surtout diverti.


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La salle d'attente: terrain d'observation idéal.
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